Ma présentation.

Je m'appelle Louise. Cachemire & soie est ma nouvelle. Je l'ai écrite récemment et mon souhait le plus cher est de la publier. Un jour. Dans longtemps. Peu m'importe. Je l'ai postée sur ce blog afin que des bloggeurs, bloggeuses puissent la lire. Me dire si vous aimez. Si vous n'aimez pas. Tous les avis comptent. Alors s'il vous plait, ne passez pas ce blog. Prenez votre temps. Lisez moi. Je posterai ma nouvelle parties par parties. Pour faire durer le plaisir. Pour faire durer l'instant. Merci. ( Oh ! P.S : pour n'importe quel contact que ce soit, je ne peux donner que mon nom "Facebook" : tapez Louise Boulay-Rimbault et vous me trouverez. ) Merci beaucoup.

# Posté le mercredi 08 juillet 2009 16:27

Première partie.

I

S'il te plaît, embrasse-la. Elle ne veut que ça. Lise a toujours ce qu'elle exige alors hâte-toi. Zut à la fin. Quand elle te voit, elle a envie de te sauter au cou. D'arracher ta chemise. Ton jean. Tes baskets. Elle bouillonne. Elle n'en peut plus. Elle a envie de toi. C'est devenu incessant. Excitant. Jouissif. Là, vous buvez un verre à la terrasse du Saint-Flaceau. Tous les deux, seuls. Le ciel est magnifique. La chaleur, enivrante. Tu lui parles. Elle ne t'écoute pas. A vrai dire, tes problèmes d'appart, tes nouvelles platines, tes jevaisàLondreslasemaineprochaine , elle s'en fout. A moins que tu ne l'invites. Oui. A moins que. Mais rêve pas Lise. Pas maintenant. Pas tout de suite. Vous irez quand vous serez mariés, deux enfants, appart à Paris, avec votre golden retriever adopté depuis deux mois. Lise a tout prévu. Normal.

Pour le moment, elle n'a plus qu'à attendre. Elle se contente de le regarder et de rêvasser. Elle pose sa main sur sa joue. Elle remet sans cesse en place ses nouvelles Ricci achetées hier. Le soleil lui fait mal aux yeux. Elle ne boit pas son sirop de citron. Elle s'amuse avec le touilleur rose en forme de coeur. Elle le regarde toujours. Elle croise et décroise ses jambes bronzées avec le nouveau Clarins. Lise se retient. Elle se mord les lèvres de ne pas pouvoir crier à Charles : « Ecoute, je suis célibataire, CÉ-LI-BA-TAIRE. T'attends quoi pour faire le premier pas ?! » Non. Trop violent. Autre possibilité : (en se levant brusquemment, s'asseyant et écartant les jambes sur les genoux de Charles) « Dépêche-toi Charles, je vais craquer ! Baisse ta braguette ! Déshabille-toi ! Jette moi ce foutu jean ! » Han. Trop vulgaire. Non, un simple « Je t'aime Charles » suffirait. Plus discret. Plus efficace. Mais Lise est timide, elle n'osera jamais lui dire. Dommage.

Lise le connait depuis trois ans grâce à sa meilleure amie. Lise est seule depuis des mois. Lui aussi. Jamais le courant n'a été aussi parfait entre eux. Ils sont amis. Rien de plus. Pour Lise, c'est compliqué. C'est devenu évident le jour où il l'a raccompagnée chez elle. A 6h30 après une soirée arrosée. Trop arrosée. Elle avait bu. Elle pleurait. Elle ne savait pas pourquoi. Enfin si. Charles était là. Mais pourquoi tu fais ça Lise. Arrête. Alban n'est qu'un con. Oublie le. Il avait raison. Elle l'avait oublié. Charles l'avait portée. Il avait enlevé sa robe Bruno. L'avait allongée. Elle s'était endormie. Le lendemain elle s'était réveillée, elle avait traversé l'appart en petite culotte pour le trouver. Il était là, dans la cuisine, pressant des oranges. Elle l'avait surpris. Ils s'étaient souris. Pas un mot. Rien. C'était la première fois qu'elle ressentait un picotement dans le bas du ventre.

Lise est jalouse. Elle ne supporte pas que Charles traîne avec d'autres filles. Même si elles sont déjà engagées. Ca l'énerve. Ca lui fait mal. Mais Charles n'y peut rien. Il ne sait pas. Le pire c'est quand elle voit des photos de lui avec des belles nanas et des commentaires douteux. Une catastrophe. Ne l'approchez pas. Charles est à moi. Allez ouste du balais ! Non mais pour qui se prennent ces pétasses ?! Toute façon, Lise c'est elle la plus belle avec son châtain foncé, sa frange irréprochablement bien coiffée, son 1m75, et ses robes en soie signées Pucci. Et toc. Lise n'est pas mannequin mais elle le pourrait. Elle connait tout de la mode. Elle est fanatique mais pas excessive. Son père est chirurgien. Sa mère actrice. Elle ne les voit jamais. Elle a deux soeurs. C'est la petite dernière. Elle est gâtée. Ces jours-ci Lise a peur. Elle ne veut pas que Charles en rencontre une autre. Elle ne veut pas le laisser filer. Mais elle ne peut pas lui dévoiler la vérité. Trop réservée pour ça. Alors elle angoisse et s'allume une Vogue. Oh kiss me. Lick your cigarette. Then kiss me. You know. You know. You know that yes I love. Si Charles lui annonce un jour qu'il est en couple, Lise se tue. Pour de vrai. Pourtant.

# Posté le mercredi 08 juillet 2009 16:29

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 12:44

Deuxième partie.

II
S'il te plaît, embrasse-le. Il n'attend que ça depuis des mois. Depuis qu'il t'a rencontrée. Quand il te voit, il a envie de te toucher. De t'embrasser. Il explose. Il est fou de toi. Il a envie de toi. C'est devenu une obscession. Une excitation. Une jouissance. Là, vous buvez un verre. Il t'a invitée. Tu lui manquais. Il voulait te voir. Il te parle. Tu ne l'écoutes pas. Mais c'est pas grave. Tant que tu es là. Il voudrait faire des tas de choses avec toi, partir à Londres, t'emmener avec lui. Allez viens darling. Mais il préfère attendre. Tu viendras. C'est sûr. Mais pas maintenant. Pas tout de suite. Il a prévu tout ça dans dix ans. Quand vous serez fiancés. Avec une petite fille. Et votre chien. Ou non, pas de chien.

Pour le moment, il se contente de la regarder. Il est attentif et surveille ses moindres gestes. Ses moindres mouvements. Il la trouve belle. Ses yeux. Son nez. Sa bouche. Ses lèvres. Sa poitrine. Ses jambes. Tout. Il a remarqué qu'elle fait de plus en plus attention à elle. Pour lui plaire ? Pas bête la guêpe. Aujourd'hui il porte sa chemise préférée. Une Zadig & Voltaire achetée il y a trois semaines. Il aimerait qu'un jour Lise lui arrache. Ou lui enlève. Plus délicat. Il s'imagine souvent avec elle. Elle s'assiérait sur ses genoux et lui crierait : « Dépêche-toi Charles, je vais craquer ! Baisse ta braguette ! Déshabille-toi ! Jette moi ce foutu jean ! » (un Hilfiger Denim entre autre). Grr. Excitant. Non il préfèrerait un je t'aime Charles. Mais il sait qu'elle est timide. Jamais elle n'osera lui dire. Au café, il la voit jouer avec son touilleur. Elle a toujours eu cet esprit bon enfant. C'est ce qu'il aime en elle. Elles te vont bien ces nouvelles Ricci. Traduction, tu es très belle. Lui aussi a une nouvelle paire, des Carrera. Lise les adore. Il marque un point.

Il la connait depuis trois ans grâce à sa meilleure amie. Il est seul depuis longtemps. Lise aussi. Jamais le courant n'a été aussi idéal entre eux. Ils sont amis. Rien de plus. Pour Charles, c'est difficile. C'est devenu évident le jour où il l'a raccompagnée chez elle. Vers 6h30 après une soirée arrosée. Elle avait bu. Mais pourquoi tu fais ça Lise. Arrête. Il n'aime pas la voir dans cet état. Il l'avait portée jusqu'à sa chambre. Il l'avait déshabillée et allongée. Elle s'était endormie. Il la regardait. Elle était belle. Le matin, elle s'était réveillée. Charles lui avait préparée un petit-déjeuner. Elle l'avait surpris dans la cuisine. Elle était en petite culotte. Accoudée à la porte. Là. Sublime dans son ensemble pastel Erès. Elle lui avait souris. C'était la première fois qu'il ressentait un picotement dans le bas du ventre.

Charles est jaloux. Il n'aime pas voir Lise fricoter avec d'autres garçons. N'essayez même pas, vous n'êtes pas son genre, et puis quoi encore ?! Ca le rend nerveux. Ca le rend agressif. Mais Lise n'y peut rien. Elle ne sait pas. Comme cette soirée passée au Social Club. Un garçon l'avait approchée de trop près. Lise avait discuté avec lui. Pris son numéro. C'était too much. Toute façon, Charles c'est lui le plus beau avec son 1m80, son blond foncé, sa mèche impeccablement bien lissée et ses pulls en cachemire signés Melinda Gloss. Et oui, les autres peuvent s'en retourner, ils n'ont aucune chance. Il n'est pas intéressé par la mode. Mais Lise si. Il voudrait qu'elle fasse du mannequinat. Mais elle ne veut pas. Tant pis. Il est fils unique. Ses parents sont divorcés. Son père est architecte. Sa mère journaliste. Il voudrait que ça remarche entre eux. Mais c'est impossible. Ces temps-ci, Charles a peur. Il ne veut pas que Lise en rencontre un autre. Il ne veut pas la perdre. Il pense tout lui dire. Chiche ? Mais il ne sait pas sa réaction. Alors il angoisse et s'allume une cigarette. Oh no, no you girl never know how you make a boy feel. S'il apprend un jour que Lise est en couple, Charles se tue. Pour de vrai. S'il savait.

# Posté le mercredi 08 juillet 2009 16:57

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 12:44

Troisième partie.

III

Lise et Charles sont toujours assis à leur table. Tu te souviens quand on est allé à Barcelone ? Oui elle s'en souvient. Et comment mon coco. Ils étaient partis une semaine. A cette époque, Lise n'était pas encore accro à Charles. Ils avaient dix-sept ans. Ce séjour, Lise l'avait trouvé magnifique. Bandant. Ils étaient partis avec le père de Charles. C'était au mois d'août. Lise avait tout préparé : maillot Guia La Bruna, crème Estée Lauder, parfum Daisy de Marc Jacobs et blush Yves Saint Laurent. Bah oui les filles, toujours être la plus belle. Même à la plage. Elle restait allongée sur une chaise longue. Elle caressait le sable avec sa main. Elle en prenait entre ses doigts et le laissait glisser. Elle aime faire ça. Elle discutait avec Charles allongé à côté. Blablater avec lui de tout et de rien, Lise ne s'en lasse pas. Jamais. Le soir, ils sortaient. Ils allaient dans des bars. Lounge de préférence. Au Carpe Diem. Please, a Bellini and one Cosmopolitan. Gracias. Ils rentraient tard. Et puis ils dormaient ensemble. Mais rien ne se passait. Amis. Rien de plus. Pour la remercier d'être venue, Charles lui avait achetée des maracons Ladurée. Un délice. Lise aime. Bien sûr, rien ne vaut le caramel, le chocolat. Et les fraises. Mais Lise est gourmande. Quand elle aime, elle aime.


Et toi tu t'en souviens ? Oui cocotte. C'est pour ça que Charles vient de te demander. C'était il y a presque un an. Charles trouvait Lise seulement jolie. Il n'était pas encore accro. Enfin, cela n'empêche pas qu'elle était déjà attachante. Souriante. Drôle. Intelligente. Brillante. Charles avait soigneusement préparé ses affaires : bermuda Sisley, baskets Paul & Joe, tee-shirt Majestic et montre Zucca. Charles a cette doctrine qui consiste à ne jamais se laisser aller. Même en vacances. Toujours être le plus beau. Vous l'aurez compris. Il passait les après-midis à la plage avec Lise. Ils s'allongeaint sur des transats. Lise batifolait avec le sable. Charles la regardait. Au fait, on fait quoi ce soir ? Ils sortaient. Charles ne se souvenait plus du nom de ce bar où ils allaient souvent. Mais il était in. Barcelona's posh club, we come. Lise avait aussi beaucoup apprécié. Car elle voulait y retourner tous les soirs. Oh please Charles ! Quand ils dormaient ensemble, rien ne se passait. Une nuit, Charles l'avait désirée. Il voyait ses courbes. Ses formes. Sa nuque. Son dos. Il était prêt. Le désir était fort. Mais il s'était repris. Arrête tes conneries, c'est Lise. C'est pas n'importe quelle conne que tu sautes quand tu sors. Han. L'indélicat. Non le lendemain et le dernier jour, il lui avait offert ses macarons préférés. Pour se faire pardonner. Sa manière à lui. Lise ne le saura jamais. Il ne lui avait rien dit. Ne le répétez pas. Motus et bouche cousue. Charles est un mec bien. Croyez-le.


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# Posté le mardi 14 juillet 2009 12:25

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 12:44

Quatrième partie.

IV

Quelquefois, Lise reste sans nouvelles de Charles pendant deux semaines. C'est long. Ca lui pèse sur le coeur. Aïe. Alors elle espère un message de lui. Le soir. Parce qu'entre eux, c'est Charles qui écrit le premier. Lise répond. C'est toujours comme ça. Mais pas de message. Rien d'afficher sur son BlackBerry. Désillusion totale. Bim. Ba. Da. Boum. Lise ne peut pas lui écrire. Ce serait contre leur règle. Que faire ? Réponse. Prendre les choses en main en pianotant sur son portable : Charles, j'ai peur que tu m'oublies alors écris moi je t'en supplie ! Flûte. Ou. Charles, je boude. J'en ai marre de ne pas avoir de tes nouvelles. Voire. Hé ho, tu penses à moi desfois ?! Non. C'est exagéré. Enfin essayez de comprendre : Lise est amoureuse. Elle s'inquiète. Mais pour l'instant, Charles est là. Assis en face d'elle. Ils sont ensemble et discutent autour d'un verre. Tout va bien Lise. Oui. Tout va bien.


Charles s'est rendu compte ces temps-ci qu'il voyait de moins en moins Lise. Il va de moins en moins la chercher à la sortie du lycée et lui écrit de moins en moins. Que donnerait de plus en plus ? Un jour, il lui avait promis qu'il passerait la voir. Il n'était pas venu. A cause d'un rendez-vous oublié. Oups. Il s'en était voulu. Parfois, il a peur de s'éloigner d'elle. Si peur qu'il n'ose même pas lui écrire. Le soir, par exemple. Quand il passe des semaines sans lui donner de nouvelles, il se sent idiot. Mais t'attends quoi. Bouge tes fesses. Alors il saute sur son LG Prada et textote : Lise, demain, 16 heures au St-F. ? Pour ne pas dire Lise, I miss you so. Come. Please accepte et répond moi. C'est quand il la voit arriver qu'il est soulagé. T'es venue. Mais Lise est en face de lui. Il l'a dit lui-même, qu'il se bouge les fesses. Qu'il ne tarde pas.

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 12:45